18 avr. 2008

Vers une téléphonie mobile européenne?

Ci-dessous, un extrait d'article d'un bloggeur, qui résume la problématique et les solutions qui existent concernant les problématiques transfrontalières des populations et des voyageurs internationaux.

Note: l'article date de mars 2007.

"Chaque fois qu’on se déplace en Europe avec son téléphone portable, toujours le même rituel:
1. D’abord on rallume son téléphone pour constater un changement d’opérateur.

2. Ensuite, on appelle ou on reçoit des appels depuis ou vers son pays d’origine.
3. On reçoit la facture bien salée, si possible hors forfait (pour ceux qui en ont un), de son opérateur national chéri.
[...]

Le raisonnement économique des opérateurs mobiles tient en partie la route. Le fait d’acheminer un appel d’un pays/réseau vers un autre implique ce qu’on appelle le “roaming” ou “coût d’itinérance” en bon français. Pour faire simple, les opérateurs nationaux (Orange, Belgacom, T-Com…) achètent au prix de gros des minutes de téléphone à leurs homologues européens et les revendent ensuite au x-tuple à nous, chers clients. Bien sûr, nos opérateurs refusent de faire cadeau de ce roaming. Pourquoi un opérateur français ferait-il cadeau de ce service à un opérateur slovaque par exemple? Peut-être parce que - pour continuer avec cet exemple - Orange qui est leader en France mais aussi en Slovaquie a envie de rétribuer grassement ses troupes de part et d’autre de l’Europe. On comprend mieux dès lors l’intérêt de payer 1€ pour une malheureuse minute de communication. [...]

On ne nous parle pas beaucoup d’Europe des télécommunications, mais j’aime penser que ce thème viendra à la table des discussions tôt ou tard. Viviane Reding, la Commissaire européenne à la Société de l’information, l’a annoncé en 2006: il faut baisser les tarifs de roaming! De passage cette semaine au Cebit, le salon de l’électronique grand public à Hanovre, Mme Reding se serait montrée confiante sur le fait d’obtenir une baisse des tarifs dès l’été prochain. Il semblerait que les gouvernements, les autorités de régulation, les associations de consommateurs et les opérateurs commencent à se parler. En termes de tarifs, on devrait donc passer d’une situation de hold-up à un simple vol. C’est mieux, mais insuffisant. La résistance des consommateurs s’organise. En France, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir fait pression sur les opérateurs.

Heureusement, les choses bougent un peu. En marge des grands acteurs, de nouveaux proposent des formules vraiment intéressantes. Je citerais Transatel et ses forfaits multinationaux où l’on peut choisir à la carte un vrai forfait valable en France et/ou en Belgique, aux Pays-Bas, au Luxembourg et peut-être prochainement aussi l’Allemagne. A des prix corrects qui plus est! Vodafone n’est pas en reste et vient d’annoncer une offre de forfait européen, non pas de téléphonie mais d’internet mobile. C’est un bon début. Orange propose aussi des forfaits professionnels qui vont dans ce sens. Des offres (chères) pour les professionnels… pas pour les consommateurs “de base” qui se font allégrement plumer!

Petit résumé des coûts à la minute pour un appel sortant / entrant en Europe (tarifs indicatifs)
Aujourd’hui: env. 1€
Proposition de la Commission: 0,49€ / 0,16€
Tendance été 2007?: 0,50€ / 0,25€

En mai prochain, les députés européens se prononceront sur le projet roaming de Mme Reding. Mais c’est lors du Conseil des ministres des télécommunications européens les 6 et 7 juin 2007 que tombera la décision finale. D’ici là, nous autres frontaliers pouvons continuer à appliquer le slogan du premier opérateur français: “Open*” (*Ouvrir). Ouvrir quoi? Son portemonnaie bien sûr! :-€
Dans cette histoire, l’agrume pressé n’est pas l’opérateur, mais bien le client. Pourvu que ça dure…"

Pour retrouver l'intégralité de l'article:
http://www.puisney.eu/vers-une-telephonie-mobile-europeenne